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Même s’il a été créé en 1991 au lendemain de l’échec de l’Accord du lac Meech, le Bloc Québécois ne demeure pas moins actuel aujourd’hui qu’il ne l’était le jour de sa fondation par Lucien Bouchard. D’un parti destiné à préparer la souveraineté du Québec au fédéral, il a évolué en un parti pleinement dédié à la défense des intérêts du Québec à la Chambre des communes, ce que les autres partis fédéraux n’arrivent pas à faire efficacement.

À la défense des Québécois à Ottawa

Le Bloc Québécois, bien qu’il ne puisse mathématiquement jamais atteindre le pouvoir, est un parti de négotiations et de compromis qui sait marchander avec un gouvernement minoritaire pour aller chercher des concessions pour le Québec dans la fosse aux lions qu’est le fédéralisme canadien. Malheureusement, quand un parti gouverne avec une écrasante majorité comme les Libéraux de Justin Trudeau le font présentement, il n’a à faire aucune concession et peut laisser libre cours au fédéralisme prédateur qui désavantage perpétuellement les Québécois et ignore leurs préoccupations bien trop souvent. 

En effet, lorsque Jean Chrétien et Stéphane Dion concoctaient l’ignoble Loi sur la clarté référendaire, qui visait à museler le Québec vis-à-vis sa propre autodétermination, le Bloc dénonçait cette démarche antidémocratique menée par deux bandits déconnectés de la réalité québécoise. Or, la loi a pu être sanctionnée sans problème à cause de la majorité parlementaire des Libéraux fédéraux, soit le parti ayant le plus saigné, maltraité ou simplement ignoré le Québec au fil des années. Pas plus tard qu’en 2013, le Bloc a tenté de faire abolir la Loi sur la clarté référendaire, mais tous les autres partis ont refusé. Ceci prouve hors de tout doute que les autres partis fédéraux n’ont pas le Québec à cœur et ne veulent même pas qu’un éventuel troisième référendum se fasse à armes égales, souhaitant encore plus désavantager le camp du OUI qu’il ne l’a été en 1995 face aux millions de dépenses illégales d’Ottawa.

Face au gouvernement Trudeau 

Après les élections fédérales de 2015, où nous avons vu Justin Trudeau prendre les rênes du Canada avec 184 sièges sur 308, dont 40 provenant du Québec, pourtant perpétuellement bloquiste depuis la création du parti. Depuis, les Québécois ont eu le temps de regretter amèrement leur choix, car les preuves du dédain et de l’indifférence du premier ministre canadien à l’égard du Québec n’ont cessé de s’additionner. C’est là qu’on voit que la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre et que Justin est bel et bien la progéniture de Pierre-Elliott Trudeau, ennemi juré du Québec et responsable de la trahison de celui-ci en 1981-82.

En soutenant et en finançant Muskrat Falls, barrage hydroélectrique situé au Labrador, le gouvernement Trudeau encourage un projet qui nuira assurément à Hydro-Québec, l’une des plus belles réalisations économiques du Québec, qui s’est faite sans un sou du fédéral, comme quoi le Québec est capable de réussir sans que l’ombre du Canada plane au-dessus de lui. Or, le barrage de Muskrat Falls serait lié directement aux États-Unis et pourrait ainsi directement concurrencer Hydro-Québec dans le marché américain.

Au début de décembre 2016, les Libéraux ont récidivé avec leur immense projet de loi C-29 qui, parmi ses 244 pages, soustrayait les banques à la Loi sur la protection du consommateur. Cette loi québécoise, interdisant notemment aux banques d’imposer des frais cachés à leurs clients ou de modifier unilatéralement des frais et services, était sur le point de ne plus s’appliquer aux banques. Heureusement, le Bloc Québécois s’est mobilisé et le ministre canadien des finances, Bill Morneau, a retiré l’article 5 du projet de loi, qui entrait en conflit avec la Loi sur la protection du consommateur. Toute une victoire pour le Québec et ce n,est pas grâce au premier ministre Couillard, qui était à genoux devant le Sénat pour le supplier de bloquer le projet de loi. Et après il raconte qu’il est inutile d’avoir un rapport de force avec le fédéral…

Du côté de la santé, Trudeau tente de s’incruster dans un domaine de juridiction strictement provinciale tout en réduisant les transferts fédéraux-provinciaux, ce qui a fâché les provinces en général. Un soi-disant front commun s’est organisé, mais comme tous les fronts communs des provinces, il est destiné à échoué. D’ailleurs, il a déjà commencé à s’effriter alors que le premier ministre du Nouveau-Brunswick a quitté les rangs pour aller serrer la main de Trudeau. En 1981, le front commun n’a été qu’un vaste prétexte des provinces pour obtenir de minimes concessions de Trudeau (père) avant de poignarder René Lévesque et le Québec dans la dos le 4 novembre 1981, soit « la nuit des longs couteaux ». Qu’arrivera-t-il à ce front commun ? Personne ne le sait encore, mais l’issue est prévisible : le Québec en ressortira perdant.

Un parti essentiel d’ici à l’indépendance

C’est bien simple, le Québec est perpétuellement seul contre tous dans l’arène fédérale et sans quiconque pour le défendre, le fédéral et les autres provinces en profitent pour le saigner à blanc sans qu’il ne puisse faire quoi que ce soit. Dans des temps pareils, on est soudain bien content d’avoir un parti comme le Bloc Québécois, ferme défenseur du Québec et du Québec uniquement à la Chambre des communes. Après tout, il n’y a pas de meilleur moyen que de voter pour le Bloc afin de démontrer notre opposition au régime fédéral canadien, à ses magouilles visant à dépouiller le Québec, et ainsi continuer la longue marche avers l’indépendance.






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