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Le père de Justin, Pierre-Elliott Trudeau, est souvent qualifié de « grand canadien », de « grand démocrate » et de bien d’autres titres inutilement flatteurs, mais il y a bien un titre que personne ne pourra jamais lui donner : « grand québécois ». En effet, PET a toujours travaillé contre le Québec et ses citoyens durant sa carrière politique, lui qui considérait le nationalisme comme une sorte de sentiment tribal devant être exterminé chez les Québécois.

Même avant qu’il soit élu au poste de premier ministre du Canada, les positions de Trudeau sur le nationalisme québécois sont bien connues : il fera tout en son pouvoir pour briser ces petits French canadians qui osent revendiquer les droits qui leur reviennent. Le 24 juin 1968, la veille de l’élection fédérale à laquelle il participe en tant que chef du Parti Libéral du Canada, il a l’audace de se présenter à la parade de la Saint-Jean-Baptiste, où l’on fête pourtant une nation dont il nie l’existence avec véhémence, la nation québécoise. Sans grande surprise, les fêtards québécois sont loin d’être enchantés de la présence du traître et se mettent à lui lancer divers projectiles, comme des bouteilles d’eau et des roches. Alors que l’estrade dite d’honneur est vidée de ses invités, l’aspirant premier ministre demeure dans les gradins, souriant à la foule qui le hait viscéralement afin de les provoquer comme lui seul en avait le secret. Bien sûr, l’image du vendu souriant est diffusée aux quatre coins du Canada, constituant la plus efficace des publicités électorales chez les Canadiens-anglais, qui viennent de trouver leur homme pour faire oublier aux Québécois leur rêve de souveraineté. Pierre-Elliott Trudeau est élu majoritaire le lendemain.

Octobre 1970

Deux ans après le début de son mandat, Trudeau se heurte encore au nationalisme québécois lors des tristes évènements que l’on appelle aujourd’hui la crise d’Octobre. Déçus par le système électoral ayant fait en sorte que le Parti québécois de René Lévesque ne récolte que 7 sièges sur 108 avec 23.06% du vote populaire, un groupe de nationalistes nommé le Front de Libération du Québec enlève James Richard Cross, dignitaire anglais, afin de manifester sa colère. Quelques jours après, une autre cellule du FLQ enlève Pierre Laporte, ministre du travail sous Robert Bourassa.

Pour PET, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Un journaliste vient l’interroger pour savoir jusqu’où il est prêt à suspendre les droits et libertés des Québécois et il lui répond son désormais célèbre : « Just watch me. » Il rassemble le Parlement candien à Ottawa et fait voter la Loi sur les mesures de guerre, qui confère à l’armée le droit d’arrêter, de brutaliser et d’enfermer n’importe qui sans l’ombre d’une preuve. L’armée canadienne débarque à Montréal et n’y va pas de main morte dans sa recherche des membres du FLQ. Plus de cinq cents innocents sont jetés en cellule, dont Gaston Miron et Pauline Julien, simplement car ils sont des souverainistes connus.

Le rapatriement de la Constitution

Après cette répression armée, un véritable spectacle pour effrayer les Québécois, il faut attendre jusqu’au 15 novembre 1976 pour qu’ils osent se tenir debout à nouveau en élisant le Parti québécois de René Lévesque. En décembre 1979, il met le grand projet de son gouvernement à exécution et lance la campagne qui mènera au référendum sur la souveraineté-association de mai 1980. Durant la campagne référendaire, Pierre-Elliott Trudeau multiplie les discours hypocrites où il affirme son supposé amour pour les Québécois, peuple qui le répugne pourtant profondément de par sa différence avec le moule canadien qui tente de l’assimiler depuis 1867. Dans son discours le plus célèbre au Centre Paul-Sauvé à Montréal, PET affirme qu’il entend la soif de changement des Québécois, que les députés québécois à Ottawa « mettent leur siège en jeu pour qu’il y ait du changement ». Le peuple québécois, toujours récalcitrant à s’affirmer, choisit de croire les belles promesses du premier ministre canadien et à 59.56%, il reste dans la fédération canadienne.

En 1981, le gouvernement du Parti québécois est réélu avec 9% de plus qu’en 1976 et les négotiations consitutionnelles, qui allaient donne plus de pouvoirs au Québec selon PET, peuvent enfin débuter. René Lévesque et Claude Morin, son ministre des Affaires intergouvernementales, se rendent bien compte que Pierre Trudeau n’entend pas à négocier et souhaite en fait insérer sa Charte des droits et libertés dans la Constitution canadienne durant le rapatriement. Or, la Charte des droits et libertés ne donne pas plus de pouvoirs au Québec, il lui en enlève, diminuant notemment la portée de la Charte de la langue française, ou loi 101. Un front commun des provinces est organisé afin de ne pas céder aux pressions fédérales et les provinces, sauf l’Ontario et le Nouveau-Brunswick, rédigent leur propre proposition. Dans cette proposition, les provinces peuvent se retirer de tout nouveau programme fédéral et obtenir une juste compensation, ce qui aurait pour effet de donner plus de pouvoirs aux provinces conformément aux promesses du premier ministre.

Fidèle à son habitude, Trudeau ne veut rien savoir et envoie promener les provinces incessamment, sans mettre de l’eau dans son vin. Le 4 novembre 1981, PET et son homme de main, Jean Chrétien, mettent à exécution leur plan pour faire passer la Charte des droits et libertés sans l’accord du Québec. Alors que René Lévesque et Claude Morin sont partis se coucher à Hull, Trudeau et Chrétien profitent du fait que tous les autres premiers ministres dorment au Château Laurier à Ottawa pour les rassembler et négocier un autre accord. Tard dans la nuit et vraisemblablement après beaucoup d’alcool, les neuf premiers ministres des provinces anglophones échangent des concessions insignifiantes du fédéral pour leur accord et le tout se signe dans la nuit ainsi que dans le dos de René Lévesque et du Québec entier.

Le lendemain, le premier ministre québécois apprend que Pierre-Elliott Trudeau a négocié un pacte avec les neuf autres provinces pour rapatrier la Constitution canadienne sans son accord. Après cette ultime trahison, cette « Nuit des longs couteaux » montre à bien des Québécois qu’ils n’ont plus rien à faire au Canada, eux qui ont été battus, humiliés et trahis par non seulement le gouvernement canadien, mais toutes les autres provinces du pays. Si Judas a vendu Jésus pour 30 pièces d’argent, Trudeau, l’ultime égocentrique, a vendu le Québec pour cimenter son héritage personnel avec la Charte canadienne des droits et libertés bien inscrite dans la Contitution du Canada.






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