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Dans les derniers mois, on a beaucoup entendu parler de convergence entre les partis progressistes et souverainistes, principalement entre le Parti Québécois et Québec Solidaire. Les militants et les électeurs semblent le vouloir, le chef du PQ aussi, mais les hauts dirigeants des partis, tout spécialement Québec Solidaire, semblent totalement réfractaires à l’idée et préfèrent se contenter de presque rien au lieu d’aller chercher le pouvoir.

Les élections de 2014

En avril 2014, les élections demandées par le gouvernement Marois ont eu lieu et le Parti Québécois a mangé la pire dégelée de son histoire. Bien sûr, CROP, La Presse et tous les médias fédéralistes ont été les premiers à déclarer le projet de pays mort et enterré, mais si on regarde attentivement les résultats, il en est tout autrement.

Commençons par combiner tous les votes souverainistes, c’est à dire ceux du Parti Québécois (25.38%), de Québec Solidaire (7.63%) et d’Option Nationale (0.73%). On arrive à 33.74%, soit un tiers du vote québécois ! La souveraineté est-elle morte ? Je ne crois pas. Il ne faut pas oublier de prendre en compte le vote caquiste, évalué à 23.05%, puisque François Legault laissait entendre qu’il était toujours indépendantiste en 2014. Obtiendra-t-il les mêmes résultats en 2018 maintenant qu’il est devenu un nationaliste soumis ? L’histoire nous le dira.

Comparativement à ces 33.74%, le PQ de Pauline Marois avait réussi à décrocher 31.95% du vote en 2012 et un gouvernement minoritaire de surcroît. Vous me direz, le PLQ de Couillard a tout de même obtenu 41.52% des voies en 2014 et vous aurez raison, mais cela ne veut pas dire que les Libéraux auraient formé le gouvernement pour autant. En effet, le vote libéral est si concentré dans les circonscriptions anglophones de Montréal, réalisant des scores comme 92.15% dans D’Arcy-McGee en 2014, et si faible chez les francophones, qui commencent à en avoir assez de se faire voler depuis dix ans par les bandits au PLQ, que le PQ aurait eu des chances raisonnables de former le gouvernement avec un tiers du vote, puisqu’il aurait gagné dans bien des circonscriptions avec les votes d’ON et QS additionnés aux siens.

Mais non, il a dû en être autrement. Françoise David et Amir Khadir, trop « purs » pour le Parti Québécois il semble, ont préféré tourner le dos au pays du Québec pour accueillir Manon Massé à l’Assemblée nationale plutôt que de faire le geste intelligent et de s’allier au PQ.

Les partielles du 5 décembre 2016

Le 5 décembre l’année dernière ont eu lieu des élections partielles dans les comtés de Marie-Victorin, Saint-Jérôme, Arthabaska et Verdun. Visant à prendre le château fort libéral qu’est Verdun, le Parti Québécois a tendu la main à Québec Solidaire pour que les deux partis fassent front commun. Comme à leur habitude, les solidaires, qui semblent avoir pris goût à la défaite, ont refusé les avances du navire amiral de la souveraineté et les résultats ont été déchirants. Isabelle Melançon du PLQ a passé du justesse avec 35.61%, alors que Richard Langlais du PQ avait 27.15% et Véronique Martineau de QS, 18.58%. En additionnant les votes des deux formations progressistes et souverainistes, on obtient 45.73%, soit un gros dix pour cent de plus que le Parti Libéral. Au lieu de soutenir un candidat commun, Québec Solidaire a encore laissé son égocentrisme passer en premier et a ainsi perdu un siège partagé à l’Assemblée nationale. 

Une alliance ou une fusion, ça presse !


Le problème dont on fait état aujourd’hui n’existe pas au Parti Libéral du Québec, comme aucun parti ne sait instrumentaliser le vote anglophone pour voler le peuple québécois comme le PLQ. La CAQ est soutenue elle-aussi par des francophones qui en ont ras-le-bol de voter rouge et de voir leur argent redistribué au crime organisé et dans les comptes au Bahamas des hauts-placés du parti, tous des gens qui pourraient choisir la vraie alternative, le Parti Québécois, et enfin goûter à un vrai gouvernement péquiste majoritaire.

L’idéal pour mettre fin à l’extrême division des votes qui fait gagner les Libéraux à tout coup serait une fusion du Parti Québécois, de Québec Solidaire et d’Option Nationale, une sorte de retour au PQ des années 70-80, qui était une coalition de tous les partis indépendantistes. Cette alliance a eu lieu en premier lieu parce que les divers partis en avaient assez de perdre et voulaient enfin gagner le pouvoir pour faire avancer le Québec vers son indépendance. Aujourd’hui, une pareille coalition serait plus que nécessaire, mais Québec Solidaire est heureux avec son petit pain, soit trois députés et 8% des votes qu’il gruge au Parti Québécois, et ne veut rien savoir de toucher au pouvoir ou de se mettre en marche vers la République du Québec.

Si les partis marginaux ne veulent pas gagner, que pouvons-nous faire en tant que citoyens ? C’est simple : nous pouvons mettre toutes nos forces derrière le parti qui en a fait plus que tous les autres pour la souveraineté, pour le Québec et qui est le plus suceptible de mettre fin au règne de terreur du Parti Libéral, qui dure depuis trop longtemps. Alors, en 2018, avant d’aller voter QS ou ON parce qu’un petit détail chez le PQ vous chicotte, pensez-y deux fois, puisque vous voterez indirectement pour le Parti Libéral et ceux qui vous volent depuis vingt ans.

Je vous laisse donc sur ces sages mots de Paul Piché, tirés de sa chanson Chus pas mal mal parti :

Y a peut-être du monde

Qui vont comprendre

Qui vont s’tanner

S’rendre compte qu’un jour

Y faut s’entendre

Si on veut pas s’faire organiser






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